TEMOIGNAGES de convertis

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[%b%]C'est L'histoire...

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voilà... c'est l'histoire d'un petit garçon français, d'origine française, qui passe ses années de classe primaire dans une petite école d'un village tranquille. Un bon petit premier de la classe... Puis c'est le débarquement au collège, dans le quartier de la ville voisine : les habitudes changent, les fréquentations aussi. C'est donc là qu'il commence à côtoyer des musulmans. Des liens solides d'amitié se tissent alors au travers des heures passées à l'école. Puis arrive l'époque des bêtises : on dira que cette période a contribué à forger son caractère au sein du groupe... Bah oui, quand on est adolescent, on aime bien jouer la petite frappe, la terreur des cages d'escaliers. C'est à cette époque que ce jeune commence à délaisser les études. Au lycée : une catastrophe en prévision... Les bêtises, jusque là d'ordre puéril, prennent de l'ampleur, ainsi que leur degré de gravité, mais...

Par un bel après midi d'été, alors que le petit groupe d'amis se promène, une rencontre - au premier abord anodine pour l'histoire de ce jeune garçon - se produit. Des gens du rappel sont sortis pour appeler les "jeunes maghrébins" du quartier à venir à la mosquée. C'est à partir de ce moment, semble-t-il, que ces jeunes ont pris conscience de leur religion. El la louange est à Allah. Rien de bien intéressant pour notre petit français qui jusqu'alors ne s'est que très rarement penché sur la question : "Dieu existe-t-il ?". Ses amis, fréquentant la mosquée, s'attachant à pratiquer la prière en son temps, s'imprégnant de nouvelles valeurs, se détachent peu à peu du "délire" d’autrefois. Et puis les discussions s'orientent de plus en plus vers cette éternelle question : "Mais pourquoi tu crois pas en Dieu ?"

Le 8 mai 1994 : jour férié, "y a rien à faire, c'est la galère"...

Notre petit français a un peu plus de 16 ans. Ce jour férié, comme les autres d'ailleurs, il n'y a rien pour passer le temps : pas de bus pour aller en ville, pas de match de foot à aller voir, pas de magasin ouvert pour aller manger quelques glaces, rien de rien... C'est alors que l'heure de la prière arrive ; ceux qui prient réussissent à faire venir le reste du groupe à la mosquée. Tous s'assoient pour écouter une lecture au sujet de l'unicité d'Allah en tant que Créateur, Pourvoyeur au besoin des créatures, Gérant de l'Univers. Bilan : un énorme point d'interrogation dans la tête de notre jeune homme, et un sentiment d'apaisement et de sérénité au fond du coeur.

Intrigué par cette religion qu'il ne connaît pas, il retourne à la mosquée pour poursuivre ses lectures. Et a chaque fois, en sortant, une sensation de légèreté et une soif insatiable de faire le bien l'envahit. Au fil des lectures et des discussions sur la religion, le petit français s'achemine, par la grâce d'Allah, vers une conversion en dépit des conflits que cela apporterait, notamment avec son entourage.

Il s'instruit en commençant par l'unicité d'Allah, les principes fondamentaux de la croyance, et un minimum de la pratique. Depuis ce 8 mai 1994, il s'est passé bien des choses dans sa vie qui ont réjoui son coeur, sa vue et ses autres sens, mais tout cela : c'est une autre histoire...


Votre frère a aujourd'hui 25 ans ; il vous remercie d'avoir pris sur votre temps pour lire sa petite histoire.

Remercions Allah de nous avoir guidé...

# Posté le vendredi 05 mars 2004 08:52

TEMOIGNAGES de convertis

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[%b%]...Ce Voile ...

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C’est ce voile… qui est ma parure en ce jour… ce voile… que j’ai mis pour toujours…


Adolescente, vivant dans une ville retirée de tous rappels, de toutes conférences, de toutes librairies… et de toutes mosquées… je me faisais mon idée de ce voile… cette prison, comme je l’appelais… Je me souviens encore de l’aperçu médiatique… parlant du combat que livraient certaines sœurs musulmanes en France, afin de se faire accepter en tant que musulmane à part entière ayant droit à l’éducation scolaire…

Mes paroles furent… « mais pourquoi elles s’acharnent ?… elles sont folles… pourquoi elles se battent pour leur prison ?… pourquoi veulent-elles être soumises ?… en plus elles nous font honte… » La honte… savais-je ce que voulait dire ce mot ? … aujourd’hui …je le sais, et j’ai honte d’avoir prononcé ces paroles… J’étais toujours à la recherche de la vérité concernant l’islam, cependant je pensais que le voile était une obligation venant de l’homme… qui était tellement fier et jaloux, qu’il enfermait sa femme derrière ce voile…

Après l’obtention de mon Baccalauréat, je partis étudier dans une grande ville, où petit à petit je découvris ce qu’est l’islam… mon cœur commençait à entrevoir la lumière de la foi… je suis devenue plus calme, moins perturbante, plus réfléchie… Je me souviens encore de cette jeune fille, qui s’assit en face de moi dans le métro… je la regardais, c’était une sœur, voilée… comme celle que j’avais vue il y a quelques années…

Mon regard ne pouvait se détourner d’elle, je la regardais, je la trouvais belle… une beauté tout autre de la beauté que l’on connaît… j’avais l’impression de voir une lumière sur son visage… sans comprendre, je l’enviais, elle était là, en face de moi, calme, sereine, la paix et la douceur se lisaient sur son visage… c’est alors que je sortis du métro avec cette image du voile qui, pour la première fois … était un ressentiment positif…

Les jours ont passé… et l’image de la sœur ne m’avait toujours pas quittée… des questions revenaient sans cesse dans mon esprit… « mais pourquoi… pourquoi se voile-t-elle… pourquoi avait-elle l’air heureuse… pourquoi.. ? »

C’est alors que je me suis décidée à me rendre dans la librairie pour prendre quelques livres, qui peut-être pouvaient m’éclairer… J’ai lu, et lu… je commençais enfin à comprendre que ce voile était une protection et une miséricorde pour la femme… je n’étais pas tout à fait convaincue… mais je n’étais plus contre… et à la fin de ma lecture, mes paroles furent … Un jour peut-être…

Ce jour arriva… sans y réfléchir, sans savoir pourquoi, un jour d’été, je me suis dit : « je vais essayer… »

Je pris le voile avec lequel je priais et je le mis sur ma tête… mes vêtements étaient généralement longs ce qui ne me causa pas trop de problèmes pour trouver la tenue adéquate… Je pris mon souffle… et je suis sortie… j’avais comme l’impression de me jeter dans « l’arène aux fauves » … mais dès que je me suis retrouvée dehors tout allait mieux… mais pas pour très longtemps…

J’ai commencé à avoir ce que l’on appelle des sueurs froides, je sentais le regard des gens se poser sur moi… normal, en cette chaleur de mois de juillet, comment une personne vêtue de noir, de la tête aux pieds ne pouvait-elle pas attirer l’attention ?… je me sentais mal, et je commençais à regretter d’avoir voulu essayer …

Durant toute la journée j’avais vraiment la colère au ventre en constatant l’intolérance de l’être humain… j’avais un caractère assez dur, et celui qui me dévisageait, je le regardais avec mépris jusqu'à ce que la personne baisse le regard…

De retour dans le métro, dans la soirée, deux jeunes hommes montèrent dans la même rame que la mienne, l’un fumait une substance illicite, et l’autre sirotait une canette de bière… là je me suis dit… « dans l’état où ils sont.. je suis foutue »…

Ils chahutaient et chantaient, et lorsque les portes se sont fermées, ils sont tombés face à face avec moi… ils m’ont regardé… et je me souviens très bien encore de ce qu’il s’est passé… chacun d’eux a caché derrière son dos ce qu’il tenait à la main… ils sont passés devant moi…comme honteux… et m’ont dit à voix basse « As-salam ‘alaikoum » [ que la paix soit avec vous ] et sont partis au fond de la trame pour retrouver leurs copains…

« Wa ‘alaikoum as-salam... » je répondis… bien qu’ils étaient déjà partis… j’ai pris cela comme message venant du Très-Haut… je souriais et me disais « J’ai compris… et ce voile… c’est pour la vie… »

Je remercie Dieu le Très-Haut de m’avoir guidé vers la lumière… le chemin est long et semé d’épreuves (les parents, les amies, les études...)… mais c’est avec les épreuves que l’on se forge notre caractère, et au jour d’aujourd’hui, cela fait plusieurs années que je porte ce voile… et lorsque l’on me regarde de travers, je n’ai pour unique réponse qu’un sourire… un sourire de paix et de quiétude… le sourire d’une femme voilée et épanouie…

# Posté le vendredi 05 mars 2004 08:49

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[%b%]Mon entrée en Islam

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Je souhaite In cha'Allah vous confier ma conversion... À vrai dire, j'ai quelques difficultés à confier mes expériences, mon vécu et je vous en demande pardon, mais en confiant une partie de ma vie et ce qui est a fait que je sois devenue musulmane Al hamdoulillah ... Je souhaite In cha'Allah, faire prendre conscience de la Grande et Toute Puissante Miséricorde de Dieu (Exalté Soit-Il) et de Sa bonté Infinie ...

J'ai été élevée dans une famille athée où nous ne parlions jamais de religion. Mon enfance, mon adolescence furent bien difficiles et je fus donc, tout naturellement, une petite fille silencieuse, observatrice et qui jamais ne posait de questions mais qui, durant toutes ses nuits, à beaucoup lu et appris au travers des livres... en secret.

Je portais en moi, un nombre in considérable de questions de toutes sortes et ma curiosité de savoir et de compréhension à fait que je me suis très vite intéressée aux différentes ethnies et religions ... Souvent ces questions me venaient à l'esprit : "Pourquoi y a t-il tant de différences ? Pourquoi y a t-il des croyants et des non-croyants?" ... Alors, j'écoutais attentivement les croyants, j'interrogeais mes camarades de classe qui allaient au catéchisme et gardais au fond de moi, ce désir caché de devenir à mon tour comme eux ... croyante.


Au fil du temps, des années, ce désir, cette quête de Dieu (Exalté Soit-Il) s'est accentuée et bien souvent je me suis adressée à Dieu (Exalté Soit-Il) dans l'espoir qu'Il m'écoutait dans ma solitude du coeur et de l'être ... Mais toujours, revenaient en moi, ces doutes, ces interrogations qui faisaient barrage à la foi, et toujours, je réalisais tristement que je ne pouvais forcer mon coeur à croire, à savoir Dieu (Exalté Soit-Il) car bien que ce désir fut grandissant d'année en année, je ne pouvais prétendre porter la foi.... mais la désirer fortement et secrètement ...

J'ai donc appris les religions, l'origine des croyances ancestrales et progressivement dans cette quête de savoir, des religions furent écartées de mon esprit car je n'y trouvais aucune évidence, aucune réponse claire et précise... et ces religions ne m'apportaient que d'autres questions plus pertinentes encore...

Tout naturellement, je me suis concentrée sur les trois religions monothéistes en commençant par le Judaïsme, le Christianisme et enfin l'Islam ... Cela a pris des années et mon désir insatiable de savoir et de foi s'est encore et encore accentué. Il fallait que je comprenne ... et je voulais surtout dépasser tous les clichés, tous les avis portés sur la croyance tels que " Si Dieu (Exalté Soit-Il) existe, pourquoi tant de guerre?" - "Les religions sont la cause des guerres" - "Croire en Dieu (Exalté Soit-Il), c'est juste vouloir un sens à sa vie et ne plus avoir peur de la mort". En d'autres termes, cela paraissaient pour beaucoup être une faiblesse alors que la foi, m'avait toujours parût être une force véritable.... J'étais lasse d'entendre toujours ces mêmes discours et quelque chose en moi, me disait que la foi était bien au-dessus de tout cela mais que beaucoup ne comprenaient pas...

À chaque croisement de femmes musulmanes portant le voile, mon coeur battait très fort et un immense respect s'emparait de mon être... car à travers elles, et seulement à travers elles, je ressentais la foi.... apparente (le terme employé à son importance) et toujours dans ce même état d'esprit, je ne portais guère attention aux critiques de ceux qui visiblement ne comprenaient pas.

En étudiant les deux premières religions, je ne trouvais toujours pas de réponses claires (je souhaite ne pas débattre sur cela) ... J'avais toujours plus d'interrogations, toujours aussi pertinentes les unes que les autres, aucune évidence ne surgissait de mon esprit... Mais, devenait de plus en plus ardent mon désir de devenir croyante ... et j'étais très respectueuse des religions à tel point que je refusais certains détails tels que "fêter Noël en déposant des anges ou des crèches au pied des sapins", "Ne pas donner le sens des fêtes religieuses"... etc...

Enfin, est arrivé mon apprentissage de l'Islam ... je m'étais, pour cela, procuré le Coran et j'ai refusé de l'ouvrir tant que je me sentais ignorante de cette religion... Je me disais : "À quoi bon ouvrir le Coran, si l'on ne connaît pas les bases de l'Islam?" ... J'ai donc appris progressivement un peu en parallèle avec mon "perfectionnement de connaissances" des deux premières religions... et plus j'apprenais sur l'Islam...plus je ressentais des évidences ... et enfin, des réponses comblaient mes questions... la boucle était bouclée... le puzzle enfin, se complétait... Six mois après le début de mon apprentissage, j'ouvrais les premières pages du Coran ... Les versets imprégnaient mon coeur de doux réconforts ... je portais le Coran, comme j'aurai pu porter un nouveau-né...avec délicatesse et amour des mots de foi ....

Et une nuit, celle du premier juillet 2001, je me suis mise à ma fenêtre comme j'avais l'habitude de le faire depuis toujours, pour regarder le ciel étoilé et méditer ... Et pour la première fois, je me suis adressée à Dieu (Exalté Soit-Il) en voulant comprendre pour quelles raisons, la foi n'était pas dans mon coeur malgré mon désir et ma quête de savoir.... Et je me suis alors confiée à Lui avec beaucoup d'intensité... et plus mes mots s'échappaient de mon coeur, plus je tremblais d'émotion et des larmes ont coulé sur mes joues ... tremblante et en larme ... Je venais d'être touchée par Le Grâce de Dieu (Exalté Soit-Il)... Et depuis ce jour, je suis devenue "naturellement" musulmane ....

La foi est magnifique et pas un jour ne passe sans que je remercie Dieu (Exalté Soit-Il) de l'avoir déposé dans mon coeur ... Et rien n'est plus fort, que cette volonté de la préserver plus que tout ...


Ash-hadu an la ilaha illa-LAH wahdahu la sharika lah, wa ash-hadu anna Muhammadan abduhu wa rasuluhu

Baraka Allahou fikoum de m'avoir lu ...

Votre soeur Fillah qui vous aime en Son Nom

# Posté le vendredi 05 mars 2004 08:46

Sawda bent Zama'a

Sawda bent Zama'a
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Sawda bent Zama'a

(qu’Allah l'agrée)



Sawda était marié avec Sakrân Ibn ‘Amrou, le frère de Souhaïl. Elle se convertie à l’islam avec son mari et son frère Malik.

Plus tard, lorsque les Qoreichs commencèrent à s’enprendre aux Musulmans, le Messager de Dieu (SAW) leur ordonna de s’expatrier en Abyssinie, avec les autres Musulmans.

Après la conversion de ‘Umar Ibn Khattab et de Hamza Ibnou Abdel Moutalib (RAA), la nouvelle arriva en Abyssinie disant que les Mecquois se sont convertis à l’Islam. Les émigrés contents retournèrent à la Mecque, Sawda et son mari avec eux. Après son retour sur la terre natale, elle vit en songe que la lune tombait sur elle.

Elle raconta son rêve à son mari qui lui dit : “ Par Allah, si tu dis vrai et que ton rêve est véridique, je vais bientôt mourir et tu vas te remarier après moi ”

Quelques temps après son mari (RAA) tomba gravement malade et mourut. Sa mort fut suivi de très peu par le décès de la Mère des Croyants, Khadija (RAA).

Le Messager de Dieu (SAW) prit le deuil pour sa bien-aimé épouse et pour son Compagnon Sakrân (RAA). Il n’y avait plus personne pour s’occuper de ses filles et de son foyer. Les Compagnons, connaissant l’état dans lequel se trouvait l’Envoyé d’Allah (SWA) furent très peinés.

Après la mort de sa mère Khadija, Zineb (RAA) (la fille du Prophète) prit en charge le foyer du Messager de Dieu (SAW) et s’occupa de ses sœurs.

Sawda n’a pas eu d’enfant de son défunt mari (RAA), elle était veuve et seule. Les Compagnons, affligés, se sont adressés au Prophète (SAW) lui demandant la cause qui l’empêchait de se remarier. Parce qu’il te faut une femme afin de s’occuper de tes files Oum Keltoum et Fatima-Zahra (RAA) et de ton foyer.

Un jour, Khawla bent Hakem l’épouse de ‘Othman Ibn Mat’oum (le frère de lait de du Prophète) et amie de Sawda (elles avaient émigré ensemble en Abyssinie). Khawla (RAA) discuta avec son amie au sujet du mariage.

Sawda lui dit : “ Qui voudra bien de moi ? Vieille comme je suis, pas belle et pauvre en plus, les hommes ne doivent plus s’intéresser à ma personne. ”

Khawla lui répondit : “ Et si je te trouve un mari, te remarieras-tu avec ? ” - “ Et pourquoi pas ? ” - “ Je suis capable de te donner le meilleur des maris. ”

Khawla (RAA) se rendit chez le Prophète et lui dit : “ O Apôtre d’Allah ! Je te vois isoler comme un ermite, depuis la mort de Khadija ” Le Prophète (SAW) répondit : “ C’est vrai, elle fut la mère de mes enfants et la maîtresse de la maison, elle m’a beaucoup aidé, tant psychologiquement que matériellement. ” - “ Puis-je te soumettre quelqu’un ? ” - “ Propose toujours ! ” - “ Que penses-tu de la fille de ton meilleur ami, Aïcha ? ” - “ Elle est trop jeune, o Khawla ! Je désire une femme qui puisse s’occuper de mes filles et de mon foyer. ” - “ Fiance-toi d’abord avec elle, et laisse-la chez ses parents. ” - “ Fais ce que bon te semble, mais je désire pour l’instant une femme qui puisse s’occuper de ma famille. ” - “ Je sais ce qu’il te faut. C’est Sawda bent Zam’a, elle n’est pas toute jeune, ni belle, mais calme, vertueuse et pieuse, elle a supporté avec courage les affres des tortures des Qoreich et ceux du voyage vers l’Abyssinie. Elle n’a plus personne sur qui compter que son vieux père. ”

Elle n’a pas fini de faire ses éloges que le Prophète (SAW) donna, son accord. Sachant ce qu’a enduré Sawda (RAA) comme afflictions et ce qu’a enduré et douleurs pour sa foi. Pour la sauver de l’apostasie et de l’erreur, parce que son père était polythéiste. Ainsi, il décida de se marier avec elle.

Et lorsque Khawla (RAA) avait acquis la certitude que le Prophète d’Allah (SAW) voulait se marier avec Sawda (RAA), elle courut chez Zam’a, elle demanda la permission d’entrer, la permission accordée, elle souhaita la bonne journée au vieillard, qui lui demanda qui elle était ?

“ Je suis Khawla bent Hakim. ”

Elle discuta longtemps avec lui avant de lui annoncer la bonne nouvelle en disant :

“ Mohammad Ibn Abd Allah Ibn Abdel Moutalib dit du bien sur ta fille Sawda. ”

Il lui répondit :

“ Il est généreux et véridique, nous n’avons jamais constaté de défaut chez lui, et nous avons entendu les gens faire ses éloges ; il faut demander l’avis de Sawda, car moi, je ne vois aucun inconvénient. ”

“ Nous avons longuement discuté du sujet ensemble et elle est d’accord. ”

“ Si c’est ainsi, ramène-moi Mohammad pour le marier. ”

Le Prophète (SAW) arriva avec des présents plein les mains, accompagné de Khawla (RAA) et les membres de sa famille. Zam’a les reçut avec cordialité, ils établirent l’acte de mariage en présence des témoins. L’Envoyé d’Allah (SAW) prit Sawda avec lui et regagnèrent leur demeure. Le rêve de Sawda (RAA) est devenu réalité en étant admise dans la maison de la prophétie et devenir par la même occasion, mère des Croyants.

Lorsque la nouvelle fut parvenue à sa tribu, les Bani Abd Es-Shams, plusieurs d’entre eux se sont convertit à l’islam. Ils furent stupéfiés par les bonnes manières et l’éthique du Messager d’Allah (SAW) et sa simplicité à se marier avec une pauvre femme de leur tribu, alors qu’il était un noble descendant de la tribu la plus respectueuse et le meilleur d’entre eux.

Ainsi Sawda (RAA) vécut avec le Messager d’Allah (SAW) prenant soin de ses filles ainsi que de sa personne, au comble du bonheur.

Lorsqu’Allah donna l’ordre à Son Prophète (SAW) d’émigrer à Médine, il quitta la Mecque avec Abou Bakr (RAA). Arrivé à Médine, il commenca par construire la mosquée de Médine et des appartements pour recevoir sa famille. Il envoya Zayd Ibn Hâritha et Abou Râfi’ (RAA) chercher de la Mecque Sawda et ses fille, Fatima et Oum Kelthoum (RAA).

Sawda (RAA) était la plus veille des épouses du Messager d’Allah (SAW). Le Prophète (SAW) réservait un jour pour chacune de ses femmes et Sawda avait prit le parti d’offrir sa journée à Aïcha (RAA). Il a accepté son offre généreuse. Elle vécut en veillant sur son bonheur et à sa prospérité, en créant une ambiance sereine et paisible. Mais elle n’a pas eu d’enfant de lui.

Elle a rapporté plusieurs hadith du Prophète (SAW) qui ont été bénéfiques et appréciés par les Musulmans. Elle était très pieuse, jeûnant, n’attachant aucune importance à la vie et ses biens. Aïcha (RAA) disait d’elle : “ Elle était sage, vertueuse, modérée et très généreuse. ”

Un jour toutes les épouses du Messagers d’Allah (SAW) s’étaient assemblées autour de lui : “ O Messager d’Allah ! Quelle est parmi nous, la première à mourir après toi ? Il a répondu : “ Celle parmi vous, qui possède de longs bras. ” Nous l’avons cru et nous nous sommes mises à mesurer la longueur de nos bras. C’était Sawda qui l’avait emporté dur nous toutes. L’apôtre d’Allah (SAW) mourut et quelque temps après suivi de Sawda.

Sawda était d’une générosité exemplaire, elle donnait en aumône tout ce qu’elle avait aux pauvres et aux nécessiteux. On a fini par comprendre ce qu’il voulait dire par : de longs bras. C’était en fait l’aumône. ”

Après la mort du Prophète (SAW), elle a davantage pris soin de la demeure du Messager (SAW). Elle avait promis de ne plus accomplir de Pèlerinage sans le Prophète (SAW).

Sawda vécut encore sous le califat de Abou Bakr et de ‘Umar Ibn Al-Khatab(RAA). Elle mourut dans la clémence et la miséricorde d’Allah en l’an 54 de l’Hégire comme l’a appuyé Al Waqidy et fut enterrée dans le cimetière d’El Baqi à Médine.

- Qu’Allah soit satisfait d’elle -

An-nisa

# Posté le dimanche 22 février 2004 09:20

Modifié le lundi 23 février 2004 18:41

Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan

Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan
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Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan

(qu’Allah les agrées)


Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan (rara) s’est mariée avec le Prophète (saw), en l’An 1 de l’Hégire, bien qu’elle n’est pas réellement vécue avec lui (saw) à Médine jusqu’à l’An 7 de l’Hégire, quand le Prophète (saw) eut 60 ans et qu’elle en avait 35. Oum Habiba était la fille d’Abou Sufyan, qui pour majeure partie de sa vie fut l’un des ennemis révolus du Prophète (saw) durant la plupart des plus grandes victoires s’opposant aux Musulmans, et il mena les armées mécréantes contre les Musulmans dans les principales batailles, comme la bataille de Badr, Uhud et Al-Khandaq. En effet, ce fut ainsi jusqu’à la Conquête de la Mecque, où le Prophète (saw) lui pardonna, Abu Sufyan (rar) embrassa ainsi l’islam et commença à combattre avec les Musulmans au lieu de les combattre.

Oum Habiba (Radhia Allah Anhou) et son premier mari, Ubaydullah IBN JAHSH, frère de Zaynab BINT JAHSH, furent parmi l’une des premières personnes à embrasser l’islam à la Mecque, et ils furent l’un des premiers qui immigrèrent en Abyssinie afin de trouver refuge. Cependant, une fois en Abyssinie, Ubaydullah abandonna l’Islam et se convertit au Christianisme. Il essaya de convertir aussi sa sœur (Zaynab BINT JAHSH), mais elle refusa. Cela mis alors Oum Habiba (rara) dans une situation difficile, depuis qu’il fut révélé qu’une Musulmane ne pouvait se marier qu’avec un Musulman. Elle ne put vivre ainsi avec son mari, et une fois divorcée, elle ne put non plus retourner vers son père, qui était encore occupé à combattre les Musulmans. Elle dût alors restée avec sa sœur en Abyssinie, vivant dans l’isolation et la simplicité attendant de voir ce qu’Allah (swt) avait décrété pour elle.

Un jour, alors qu’Oum Habiba (rara) était assise dans sa chambre, isolée, une étrangère dans un pays étranger loin de sa maison, un domestique frappa à la porte et lui dit qu’il était envoyé par le Négus qui avait un message pour elle. Le message provenait du Prophète Muhammad (saw) qui la demandait en mariage, et que si elle acceptait cette proposition, alors la cérémonie pourrait se dérouler en Abyssinie, bien qu’elle n’était pas au même endroit que le Prophète (saw). Naturellement, Oum Habiba (rara) fut enthousiasmée et elle accepta immédiatement. « Allah t’a donné de bonnes nouvelles ! Allah t’a donné de bonnes nouvelles ! » cria-t-elle , elle prit le si peu de bijoux qu’elle possédait et les donna à une souriante petit fille. Elle lui demanda de répéter le message trois fois jusqu'à ce qu’elle fut capable d’en croire ses oreilles.

Peu après, tous les Musulmans (Mouhajiroun) qui avaient émigrés en Abyssinie furent convoquer au Palais du Négus pour être témoin de la simple cérémonie de mariage dans lequel Khalid IBN SA’ID IBN AL-AS (rar), agit en nom du Prophète (saw) et en tant que tuteur d’Oum Habiba (rara). A la fin de la cérémonie, le Négus s’adressa à l’assemblée avec ces mots :
« Je prie Allah (swt) , Le Saint, et je déclare qu’Il n’y a de Dieu que Dieu et que Mohammed est Son esclave et Son messager et qu’Il donna la bonne nouvelle à Issa Ibn Maryam (saw) »
« Le Messager d’Allah (saw) demandé de conclure le contrat de mariage entre lui (saw) et Oum Habiba (RAA), la fille d’Abou Sufyan. J’accepte de faire ce qu’il a conclut, et à son représentant je donne pour Oum Habiba (rara) une dot de 400 dinars ».
Le Négus remit le montant à khalid IBN SA’ID qui se leva et dit :
« Tous les prières vont à Allah (saw). Je le prie et lui demande Son aide et Son pardon et je retourne à Lui plein de repentance. Je suis témoin que Muhammad est Son envoyé et Son messager par lequel il a été envoyé avec la religion de la guidance et de la vérité qui prédomine sur toutes les religions, bien que ceux qui la combatte déteste cette idée. J’accepte d’agir en son nom et en tant que tuteur d’Oum Habiba (rara), fille d’Abou Sufyan. Qu'Allah (swt)accorde sa bénédiction à Son Messager et à sa femme. Félicitation à Oum Habiba pour la bonté qu’Allah (SWT) Lui a accordé ».
Khalid (rar) remis la dot à Oum Habiba (RAA). Bien qu’elle ne put cependant pas retourner en Arabie immédiatement, le Prophète (SAWS) subvint à partir de se jour et tous le temps qu’ils furent mariés, à ses besoins. Les Musulmans qui avaient assisté au mariage s’apprêtaient à partir, lorsque le Négus leur dit : « Asseyez-vous, selon la pratique du Prophète qui est de servir à manger lors des mariages ». Les gens se rassirent pour manger et célébrer cette heureuse occasion. Oum Habiba (rara) ne réalisait toujours pas sa chance, et plus tard elle décrira comment elle s’impatientait de faire partager sa joie, elle dit : « Lorsque je reçus l’argent de ma dote, j’envoya 50 mithqals d’or à la jeune servante qui m’apporta la bonne nouvelle du Prophète (SAWS), et je luis dis « Je te donne tout ce que je possédais lorsque que tu m’apporta la nouvelle parce qu’avant je n’avait pas d’argent du tout ».
« Juste après, elle vint me voie et me redonna l’or. Elle rapporta aussi une boîte qui contenait un collier que je lui avais donné, elle dit : « Le Négus m’a appris à ne rien recevoir de toi, et il a ordonné à sa femme de ménage de se présenter à toi avec un cadeau parfumé ».
«Le jour suivant, elle m’apporta des ambres gris, du saffran et de l’huile d’aloès et dis : « J’ai une faveur à te demander » »
« « Qu’est-ce ? » demandai-je »
« J’ai embrassé l’Islam, répondit-elle, et maintenant je suis la religion de Muhammad (saw). Transmet lui mes salutations et fais lui savoir que je crois en Allah (swt) et Son Prophète (saw) . S’il te plait, n’oublie pas ! »
6 ans après, an 7 de l’hijra, quand les Musulmans qui avaient émigrés en Abyssinie purent enfin retourner en Arabie, Oum Habiba (rara) se rendit à Médine et là bas, le Prophète (saw) , qui revenais victorieux de la bataille de Khaybar, l’acceuilla chaleureusement. Oum Habiba (rara) se souvint :
« Lorsque je rencontra le Prophète (saw), je lui parla des dispositions que je pris pour le mariage, et de la relation que j’entretenais avec la jeune servante. Je lui dis qu’elle devint une Musulmane et lui transmis ses salutations. Il fut rempli de joie à cette nouvelle et dis :
- Wa alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatouh ( Et sur elle la paix et la miséricorde de Dieu )»
La force de caractère d’Oum Habiba(rara) peut être “mesurée” par ce qui se passa rapidement avant la conquête de la Mecque. Son père, Abou Sufyan, vint à Médine après que les Qu’raysh rompirent du traité d’Hudaybia, de façon à essayer et de renégocier un nouvel accord avec le Prophète (saw) et les Musulmans. Il vint d’abord voir Oum Habiba (rara) dans sa chambre, elle était assise sur la couverture sur laquelle elle dormait avec le Prophète (saw), quand Oum Habiba (rara), alors qu’elle n’avait pas vu son père depuis 6 ans, lui demanda de ne pas s’asseoir dessus et l’enveloppa rapidement et la rangea.

« Suis-je trop bon pour ce lit, ou ce lit est-il trop bon pour moi? demanda t-il,
- Comment l’ennemi de l’Islam pourrait-il s’asseoir sur le lit du saint prophète (saw)? répondit-elle. »
Ce fut seulement après qu’Abou Sufyan embrassa l’Islam, après la conquête de la Mecque, et il devint l’ennemi des ennemis de l’Islam, Oum Habiba (rara) recommença à l’aimer comme son père. Quand elle reçue la nouvelle que son père et son frère Mu’awiya, qui plus tard devint Calife des Musulmans, avaient embrassés l’Islam, elle tomba en prosternation devant Allah (swt) pleins de gratitude. Oum Habiba (rara) passa 4 ans de sa vie auprès du Prophète Muhammad (saw) et vécu encore 33 ans après sa mort, elle mourut à l’âge de 72 ans, en l’an 44 de l’hijra.


Comme la plupart des femmes du Prophète (saw), Umm Habiba (rara) passait la plupart de son temps dans le souvenir de Dieu (swt) et s’attelait pour Lui. Elle se souvint qu’une fois le Prophète (saw) lui dit : « Une maison sera construite avec un jardin pour chaque personne qui aura passé un jour et une nuit, à prier 12 Raka’as surérogatoire », elle ajouta : « Je ne cessa de le faire depuis ce jour »
An-nisa

# Posté le dimanche 22 février 2004 09:19

Modifié le lundi 23 février 2004 18:47