Fatima-Zahra bent Mouhammed (saw)

Fatima-Zahra bent Mouhammed (saw)
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Fatima-Zahra bent Mouhammed (saw)

(qu’Allah l'agrée)

Selon Ibn (fils) El Abbas (que Dieu les agrée), le Prophète (salut et bénédiction sur lui) a dit "Les éminentes femmes du Paradis sont Khadija, fille de Khouaïled, Fatima, fille de Muhmmad, Assia, fille de Muzahem, femme de Pharaon et Marie, fille de Imran.". Rapporté par 1’Imam Ahmed et El Hakem

Fatima, fille de Muhammad, messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), fille de Khadija, fille de Khouïled, quatrième et dernière fille. Elle vit le jour à la Mecque, alors que le Prophète (salut et bénédiction sur lui) avait presque quarante ans.

Les Qoreichites bannirent Banou Hicham et Banou Abdel Mouttalib, familles du Prophète (salut et bénédiction sur lui), dans les ravins aux alentours de la Mecque. Fatima (que Dieu l’agrée) malgré sa jeunesse, était avec ses parents. Elle tomba malade à cause de la pénurie. Les victuailles venaient à manquer et la faim sévissait. Khadija (que Dieu l’agrée) tomba malade et mourut. Les Qoreichites finirent par lever l’embargo et autorisèrent la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) à regagner sa demeure. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) s’exila de la Mecque pour Médine, suivie par Fatima (que Dieu l’agrée) qui partagea la responsabilité des travaux ménagers avec sa soeur.

Ayant atteint l’âge du mariage, les jeunes des plus riche émigrés se présentèrent pour demander sa main. Fatima choisit Ali, fils de Abi Talib (que Dieu l’agrée), le premier à avoir embrassé l’Islam, parmi les jeunes et c’était lui qui a mis sa vie en danger la nuit où le Prophète (salut et bénédiction sur lui) émigra. C’était également lui (que Dieu l’agrée) qui avait pris la bannière le jour de la bataille de Khaïbar. Les qualités remarquables lui furent attribuées, il prit une place considérable auprès du Prophète (salut et bénédiction sur lui) et parmi les Musulmans. Ainsi les époux vivaient heureux et tranquille, avec Fatima, fille de Assad, fils de Hachim, la mère d’Ali (puisse Dieu l’honorer). Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) l’affectionnait depuis sa tendre enfance parce qu’elle l’adopta et le protégea quand il fut jeune et orphelin. Il (salut et bénédiction sur lui) dit: "Après Abou Talib, son défunt mari, aucune autre personne ne fut plus prodigue qu’elle".

Quelque temps après, elle mit au monde un garçon, dès que la nouvelle arriva aux oreilles du Prophète (salut et bénédiction sur lui), il vint en courant, demandant à voir le nouveau-né. Il invoqua Dieu afin qu’il soit musulman et il lui donne le nom de Hassan. Il y eut un autre garçon nommé El Houceïne, puis naquit El Mouhcène, qui est mort en bas âge. Dieu accorda une faveur à cette famille vertueuse, la naissance d’une fille nommée Zeinab, et postérieurement une autre prénommée Oum Kelthoum, en souvenir de leurs défuntes tantes (que Dieu les agrée).

La famille s’était agrandie, les travaux ménagers également, Fatima (que Dieu l’agrée) seule, fut débordée. Elle moulait le grain, pétrissait le pain, préparait à manger pour toute la famille. Son époux (que Dieu l’agrée) la voyant fourbue, lui dit: "Va voir ton père et demandes-lui une domestique pour t’aider." Elle partit voir son père, afin de lui demander quelqu’un pour l’assister. Arrivée devant le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), elle ne sut quoi dire. Il lui posa la question : "Qu’est-ce qui t’amène, ô, ma bien aimée fille ?" Elle lui répondit avec pudeur: "Je suis venue simplement te souhaiter le bonjour." Lorsqu’elle revint chez elle, Ali lui demanda (que Dieu les agrée), ce qu’avait répondu son père (salut et bénédiction sur lui). Elle répondit : "Je n’ai pas osé lui solliciter quoi que ce soit." Son époux lui dit: "Lève-toi, nous allons le voir ensemble." Ils entrèrent chez le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et lui exposèrent les faits, lui demandant une domestique, pour aider Fatima (que Dieu l’agrée) dans ses nombreux travaux ménagers. Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) ne leur répondit pas. Ils se retirèrent chez eux. Un peu plus tard, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) leur rendit visite dans l’intention de leur expliquer ce qu’il fallait faire, pour arriver à juguler l’amoncellement des corvées ménagères et autres. Il dit : "Puis-je répondre à la requête qui vous a amené chez moi ?" Ils (que Dieu les agrée) répondirent oui, bien sûr. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) dit - " Gabriel (sur lui le salut) m’apprit quelques phrases, il me dit de louez Dieu (Alhamudillah) 10 fois, glorifiez Dieu (SubhanAllah) 10 fois, magnifiez Dieu (Allahou Akbar) 10 fois, tout cela après chaque prière. Et avant de vous mettre au lit, il faut louez Dieu 33 fois, glorifiez Dieu 33 fois, magnifiez Dieu 33 fois." Rapporté par El Boukhari, Muslim et Tirmidhi.

Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) affectionnait considérablement les enfants d’Ali et de Fatima, El Hassan et El Houceïne (que Dieu les agrée), invoquant Dieu: "O Mon Dieu ! Je les aime, aimes les et aimes tous ceux qui les aiment." Il (salut et bénédiction sur lui) les emmenait avec lui à la Mosquée et jouait avec eux.

Fatima (que Dieu l’agrée) était une femme qui n’attachait pas d’importance aux choses de la vie, elle était très pieuse. A son sujet, rapportait l’Imam El Béihaqi (que Dieu ait son âme), selon le rapport de la bataille d’Ohod: Les femmes des Emigrés et des Ansars sortirent de Médine avec sur leur dos le ravitaillement des fidèles, Fatima (que Dieu l’agrée) fut parmi elles, voyant son père (salut et bénédiction sur lui) la face en sang, elle courut l’enlacer et lui nettoyer le visage, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) disait: "Le courroux de Dieu est plus terrible contre ceux qui ont osé ensanglanter le visage de Son Prophète".

Elle fut présente dans plusieurs combats. Les batailles du fossé, de Khaïbar et lors de la conquête de la Mecque. Elle était affectueuse et réconfortante pour sa famille, Elle pleura amèrement lors du décès de son cousin Djaafar (que Dieu l’agrée), fils de Abi Talib.

Lors de l’entrée triomphale du Prophète (salut et bénédiction sur lui) à la Mecque, Fatima (que Dieu l’agrée) rendit visite à ses proches et ses amis. Ali (puisse Dieu l’honorer) rendit visite à sa famille. Il est rapporté qu’un jour, Ali (puisse Dieu l’honorer) voulut se marier avec la fille d’Abou Djahl qui était un infidèle qoreichite et qui combattait le prophète et les musulmans, la nouvelle arriva aux oreilles de Fatima (que Dieu ’agrée), non seulement elle refusa, mais, elle le rapporta au Prophète (salut et bénédiction sur lui) qui tressaillit. Il (salut et bénédiction sur lui) monta sur la tribune de la mosquée et dit: "O braves gens Fatima est une denrée très chère à mes yeux. Il m’est parvenu que la famille fils de Hicham, famille d’Abi Djahl veulent marier leur fille à Ali fils de Abi Talib. Je ne leur permettrez pas cela, mais si c’est ce que désire Ali, qu’il répudie ma fille et qu’il épouse la leur. Je ne puis rendre licite ce qui est illicite et réciproquement". Rapporté par El Boukhari et Muslim.

Il était hors de question que la fille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) cohabite avec la fille de l’ennemi de Dieu, de Son Prophète, des Musulmans et de l’Islam. Voilà pourquoi le Prophète (salut et bénédiction sur lui) se mit en colère. En apprenant cela, Ali (que Dieu l’agrée) changea d’avis, arriva chez lui demanda pardon à Fatima (que Dieu l’agrée) et se réconcilia avec elle, lui promettant de ne jamais l’échanger par une autre. La vertueuse Fatima (que Dieu l’agrée) lui répondit : Que Dieu te pardonne, ô Fils de l’oncle.

Après le pèlerinage d’adieu, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) revint à Médine et tomba malade. Fatima (que Dieu l’agrée) se consacra à lui lors de sa maladie. Lorsqu’il (salut et bénédiction sur lui) sentit son heure arrivée. Il la fit approchée et lui chuchota quelques mots dans l’oreille, elle se mit à pleurer. Il lui chuchota de nouveau quelques mots à l’oreille, cette fois-ci, elle se mit à rire. Aïcha (que Dieu l’agrée): Je ne t’ai jamais vu aussi heureuse, pour un jour de chagrin comme celui-ci. Pourquoi? Fatima (que Dieu l’agrée) répondit : Je ne puis révéler le secret du Prophète (salut et bénédiction sur lui).

Il mourut (salut et bénédiction sur lui). Fatima et les Musulmans (que Dieu les agrée) furent dans une affliction sans précédent. Un jour, arriva Aïcha (que Dieu l’agrée) lui demanda: "Qu’est-ce ton père t’avais confié avant de mourir. Elle (que Dieu l’agrée) répondit que le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) lui avait dit: "L’ange Gabriel me récitait chaque année une fois le Coran, cette année il me l’a récité deux fois. J’ai compris que mon heure avait sonné. Tu seras la première de ma famille à me suivre, et oui." J’avais pleuré puis il (salut et bénédiction sur lui) ajouta "N’es-tu pas satisfaite d’être dans l’au-delà la souveraine des femmes du monde ?" J’ai souri.

Fatima (que Dieu l’agrée) rendit l’âme, sa toilette funéraire fut, comme elle l’avait sollicitée faite par Asma’a fille de Oûmis femme d’Abou Bakr et Ali (que Dieu les agrée). Pour l’inhumer, descendirent dans sa tombe, El Abbas et El Fadl Fils de Abbas (que Dieu les agrée) qui l’ensevelirent de nuit au cimetière d’El Baqiî. Les émigrés et les Ansars prièrent pour elle. La promesse de son père (salut et bénédiction sur lui) fut authentique, elle fut la première à le suivre parmi les gens de sa famille. Que Dieu soit satisfait d’elle et de ses enfants.
Amina-Selma

Source: "Les femmes et filles du Prophète, condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja.

# Posté le dimanche 22 février 2004 09:14

Modifié le lundi 23 février 2004 18:52

Zineb bent Mouhammed (saw)

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Zineb bent Mouhammed (saw) (qu’Allah l'agrée)

Zeineb (Que Dieu soit satisfait d’elle) est la fille aînée du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) et de Khadija (que Dieu l’agrée). Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père (salut et bénédiction sur lui). Ella a épousé Aba El Aâs fils de Rabii qui était du nombre des plus grands commerçants.

Aba El Aâs et Zeineb eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d’une fille dénommée Oumama et plus tard, un garçon prénommé Ali. Ces circonstances ont eu lieu juste avant l’Hégire du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui).

Les premiers à croire à sa mission et à rallier l’Islam furent sa femme Khadija, Zeineb et ses soeurs, Ali fils de Abi Talib ainsi que Zaïd, fils de Harith (que Dieu les agrée), qui faisait partie de la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui). Ce fut la première famille islamique.

De retour de sa tournée commerciale, Aba El Aâs fut mis au courant de la propagation de l’Islam à la Mecque, de l’appel à l’unicité et l’adoration d’un Dieu unique. Zeinab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l’offre, argumentant sur le fait que l’on dise, qu’il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l’Islam, et tout cela à cause de sa femme (que Dieu l’agrée).

Les Qoreichites décrétèrent la relégation de toute la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), de ses proches parents et de ses adeptes, qui emménagèrent dans les ravins, aux abords de la Mecque, et cela, pendant une période de trois ans. La Mort de Khadija (que Dieu l’agrée) survenue à cette époque, suivi de celle d’Abou Talib, oncle du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) qui lui aurait accordé un grand soutien bien qu’il n’était pas converti, il l’aurait protégé du mal que les Qoreichites essayaient de lui faire. Cette année fut désignée l’année du deuil.

Sur ordre du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), les fidèles finirent par quitter la Mecque, suivi plus tard par le prophète Muhammad et son fidèle compagnon Abou Bakr (que Dieu l’agrée). Zeineb demeura à la Mecque recluse en compagnie de ses enfants.

Lors de la bataille de Badr, les Musulmans étaient approximativement trois cents, alors que les Qoreïchites furent un millier. Pourtant, les musulmans remportèrent la victoire avec l’aide du Tout Puissant. Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Aba El Aâs.

Les Musulmans avaient exigé une rançon contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qoreïchites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la rançon réclamée. Ils se rendirent chez Zeineb (que Dieu l’agrée) lui réclamant le prix de la rançon contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que la précieuse parure héritée de sa mère (que Dieu l’agrée). Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d’Aba El Aâs. Le Prophète Muhammad (salut et bénédiction sur lui) demanda à Aba El Aâs d’être seul avec lui; une fois en tête à tête, il lui dit: "L’Islam vous sépare, ta femme et toi, elle n’est plus licite pour toi, ni toi pour elle, toi polythéiste et elle musulmane. Je te demande de bien vouloir me l’envoyer" ; il accepta la sollicitation.

L’inclination de Zeineb (que Dieu l’agrée) pour l’Islam fut plus forte que toute chose. Enceinte, elle s’apprêta à émigrer, les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoreichites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l’Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l’auteur n’était autre que son père (salut et bénédiction sur lui), il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes, avec à leur tête Abou Soufyan pour les intercepter. Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque, l’un d’eux jeta Zeineb (que Dieu l’agrée) à terre de sa monture sans ménagement. Heurtant un rocher, elle se mit à saigner abondamment perdant le fœtus et faillit mourir. Grand archer, son beau frère s’était mis en position l’arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s’approcher d’elle. A cet instant précis, Abou Soufyan s’était interposé pour le calmer. Le frère d’Aba El Aâs se calma et rengaina ses flèches. Il fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où elle fut soignée. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Arrivée à Médine, elle fut accueillie par le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et les Musulmans, ce fut une des réceptions les plus chaleureuses.

C’est en l’an sept (07) de l’Hégire, qu’Aba El Aâs quitta la Mecque pour Médine. Arrivé, il s’introduisit dans la mosquée du Prophète (salut et bénédiction sur lui), et là, devant les Musulmans, prononça la formule de foi. Les Croyants, glorifiant et louant Dieu, furent réjouis de sa conversion à l’Islam. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’invita chez lui, appela sa fille Zeineb (que Dieu l’agrée), les réunit de nouveau. Les parfaits et loyaux époux reprirent conjointement une vie heureuse avec leurs enfants Oumama et Ali, adorant Dieu.

Une année s’écoula après leurs retrouvailles, Zeineb (que Dieu l’agrée) décéda, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) porta son deuil, ainsi qu’Aba El Aâs. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’enveloppa dans un de ses voiles. Lors de son enterrement, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) était descendu dans sa sépulture, attristé de sa perte, invoquant Dieu, afin de la soulager de l’étroitesse du tombeau.

Source: "Les femmes et filles du Prophète, condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel

# Posté le dimanche 22 février 2004 09:11

Modifié le lundi 23 février 2004 19:13

Asma'a bent Abou Bakr As-Sidiq

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Asma'a bent Abou Bakr As-Sidiq

(qu’Allah les agrée)

Abou Bakr embrassa l’Islam avec toute sa famille, constituée de sa femme, de Asma’a et de Muhammad. Asma’a fut comptée sur la liste des premières musulmanes. Elle fut exactement la dix-septième croyante. Dieu éclaira son cœur au moyen de la lumière de l’Islam. Son père l’éleva dans le droit chemin et son éducation fut exemplaire. Il lui apprit l’âme de la résistance, la vérité et le sacrifice.

Asma’a, fille d’Abou Bakr le véridique (que Dieu les agrée), le second des deux qui furent dans la caverne, le bras droit du Prophète. Elle était la sœur de Aïcha (que Dieu les agrée) mère des croyants, épouse du Prophète (salut et bénédiction sur lui). C’est la sœur de Abder Rahman fils d’Abou Bakr narrateur des Hadith (tradition du Prophète). C’est l’épouse de Zoubaïr, fils d’El Aâwan, fils de Safia, fille de Abdel Moutalib, la tante du Prophète (que Dieu les agrée). C’est l’incontestée véridique, la vaillante maquisarde, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) lui présagea le Paradis. Sa sœur Aïcha nous rapporte ce propos sur elle: un jour, nous étions assis chez Abou Bakr (que Dieu les agrée) dans l’une de ses chambres, à l’heure où le soleil était à son zénith. Un homme se présenta à notre père et lui dit: le Messager de Dieu est là. Persuadé qu’à l’heure qu’il est, personne n’ose s’aventurer hors de chez lui. Abou Bakr dit: "Allons voir. Par Dieu, s’il arrive à cette heure, c’est assurément pour une urgence." Elle ajouta: le Prophète arriva en s’excusant, il l’interpella et le fit entrer. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) dit à Abou Bakr: Sors de chez toi. Abou Bakr (que Dieu l’agrée) dit: Ils veulent te tuer, par mon père toi ô Messager de Dieu! Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) dit: J’ai reçu l’ordre de Dieu d’émigrer. Abou Bakr demanda: Avec tes compagnons ? Par mon père, toi, ô Prophète de Dieu! Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) répondit par l’affirmative. Abou Bakr dit :Acceptes, Par mon père, toi ô Prophète de Dieu, une de mes montures qui sont là… Aïcha dit : ‘Les préparations furent faite avec empressement, les provisions de route furent mises dans une musette, Asma’a déchira un morceau de sa ceinture et attacha avec, 1’ouverture de la musette." Rapporté par El Boukhari.

Lorsque le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) vit cela, il dit: "Que Dieu change ta ceinture par une double dans le Paradis". Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) sortit en compagnie d’Abou Bakr au crépuscule. Personne d’autre ne fut au courant de cet exode excepté Ali et la famille d’Abou Bakr. Asma’a se chargea de leur approvisionnement nocturne. Ce fut une mission très périlleuse. Elle était suspecte aux yeux des Qoreïchites, alors qu’ils recherchaient le Prophète (salut et bénédiction sur lui) partout. Son intrépidité, sa foi, et son sacrifice pour l’Islam, lui ôtèrent toute peur de la mort. Menant avec habileté, ingéniosité et sans crainte la mission de ravitailler quotidiennement les deux fugitifs. Sa servante la seconda dans cette tâche ardue, bergère de profession, elle la faisait suivre par les moutons, afin d’effacer ses empreintes, brouillant ainsi les pistes des poursuivants du Prophète (salut et bénédiction sur lui).

Abou Djahl et son entourage, étant en furie, se présentèrent chez elle tapant sauvagement à la porte. Asma’a sortit lui demandant ce qu’il désirait, il répondit: Où est ton père? Asma’a répondit qu’elle ignore où il se trouve. Il la scruta avec cruauté, leva la main et lui asséna une gifle si violente, que sa boucle d’oreille se détacha. Mais elle ne divulgua pas le lieu des fugitifs. Elle fut digne de confiance.

Après trois jours passés dans la caverne, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et son compagnon Abou Bakr prirent la décision de prendre la route vers Médine. Au cours de cette nuit, Asma’a arriva avec des provisions en grande quantité. Une fois arrivés et installés à Médine, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et son compagnon Abou Bakr (que Dieu l’agrée) demandèrent à leur famille respective de les rejoindre.

Asma’a fut mariée à Zoubaïr, fils d’El Aâwam (que Dieu les agrée). Mais entre-temps à Médine, une mauvaise nouvelle se répandit : Les juifs jetèrent un sort aux Musulmans pour les stériliser. Ainsi, ils n’auront plus d’enfant. Selon Asma’a (que Dieu l’agrée), qui était enceinte de Abd’Allah, dit: "Je suis sortie enceinte quittant la Mecque pour Médine. Ce fut à Qaba’a où j’ai mis au monde mon enfant, ensuite je l’ai ramené au Messager de Dieu, l’ayant placé dans son giron, il demanda une datte qu’il mâcha et la plaça dans la bouche de mon fils. Le premier aliment qu’il avala fut la salive du Prophète (salut et bénédiction sur lui). Ensuite il frotta la datte contre le voile de son palais et après cela, invoqua sur lui la grâce divine. Ce fut le premier nouveau-né dans l’ère islamique. Les fidèles Ansars et émigrés, heureux de cette naissance, glorifièrent, louèrent Dieu et lui souhaitèrent tous la bienvenue. (Rapporté par El Boukhari et Mouslim).

Zoubaïr était un athlète, indigent, mais fier, très coléreux et jaloux. Selon Asma’a (que Dieu les agrée) : Zoubaïr s’était marié alors qu’il n’avait ni argent, ni propriété sauf sa monture, que je nourrissais et abreuvais. Je ramenais l’eau, cousais les vêtements, pétrissais le pain sans être forte en la matière, c’était ma voisine Ansar, qui me pétrissait le pain, c’était une femme prodigue. Je plantais les noyaux de dattes dans le champ de Zoubaïr, attribué par le Prophète (salut et bénédiction sur lui), d’une superficie de trois hectares. (Rapporté par El Boukhari)

Asma’a (que Dieu l’agrée) rapporte les propos suivants : "Un jour, j’arrivais avec sur ma tête la semence, en cours de route je rencontrais le Prophète (salut et bénédiction sur lui) qui était avec un groupe d’Ansar, il m’interpella, fit descendre le chameau et me porta derrière lui, j’avais honte d’être en compagnie des hommes. Je me suis souvenue de Zoubaïr et de sa jalousie, il était le plus jaloux des hommes. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) compris que j’avais honte, il arrêta le chameau et me fit descendre. Arrivée chez moi, j’ai tout raconté à Zoubaïr, qui me dit Par Dieu, j’aurais préféré la charge de la semence sur ta tête, que de te voir monter derrière lui."

Asma’a éleva son fils AbdAllah, fils de Zoubaïr, dans le droit chemin, du courage et de la prodigalité. Elle aimait ou haïssait pour Dieu. Un jour sa mère Qatilat, fille de Abdel Ouza, qui était divorcée de Abou Bakr à la Mecque, arriva à Médine avec du raisin sec, du beurre et de la ciboulette, pour lui rendre visite. Elle refusa de la recevoir et d’accepter son présent. Elle demanda à sa sœur Aïcha de poser la question à l’Envoyé de Dieu (salut et bénédiction sur lui) au sujet du refus de voir sa propre mère. La réponse du Prophète (salut et bénédiction sur lui) fut "De la faire entrer et d’accepter son don."

Dieu (qu’il soit exalté) fit descendre un verset du Coran en son honneur {Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattu pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures,...} (S60:V8)

Lorsque l’on réconcilia Zoubaïr et Asma’a, son fils Abd’Allah s’immisça entre eux, Zoubaïr entra dans une colère terrible et la répudia.

Agée de plus de cent ans, elle vécut encore quelques temps en jeûnant et priant, après la mort de son fils Abd’Allah. Elle fut prodigue, charitable, audacieuse, savante et jurisconsulte. Elle rapporta plus de cinquante hadiths. Que Dieu soit satisfait d’elle.


Source: "Les femmes et filles du Prophète, condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.
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# Posté le dimanche 22 février 2004 09:10

Modifié le lundi 23 février 2004 19:02

Le mariage

Le mariage
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Les jeunes, hommes et femmes, qui font tout pour se tenir à leur religion se rendent compte qu’une des protections indispensables de leur attachement passe par le mariage.

En effet, en plus d’être institué par notre foi, il permet à la jeunesse de se tenir à l’écart de la fornication. Seulement voilà, il devient de plus en plus fréquent quelques temps après avoir appris la bonne nouvelle du mariage d’un tel ou d’une telle d’entendre que son couple chancelle ou pire se désintègre par la séparation.
On peut affirmer que bon nombre de ces cas sont dû en grande partie à un choix erroné du conjoint. Choix pour lequel on n’a en général pas pris en compte les critères prescrits par l’islam,
Beaucoup donc multiplient les interrogations ; comment choisir ? Sur quels critères dois-je me baser ? C’est pour tenter de répondre à ces questions qu’est rédigé cet article, demandant à Allah (swt) de nous accorder la justesse dans nos propos. Amine

# Posté le dimanche 22 février 2004 08:53

Les critères du choix de l’épouse

Les critères du choix de l’épouse
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1. Qu’elle soit dotée de religion (piété).

Elle doit être dotée de religion et de bonne mœurs. Le Prophète (saw) dit à ce propos : « la femme peut-être choisie pour un de ces 4 critères ; ses biens, sa noblesse, sa beauté ou sa religion. Choisi donc celle qui a de la piété. » Rapporté par Al Boukhari.

Il dit également : « le bas monde est un bien éphémère et le meilleur de ses biens est la femme pieuse » rapporté par Muslim,

Le messager d’Allah (saw) dit aussi : « Quatre choses font le bonheur ; la femme pieuse, la demeure spacieuse, le bon voisin et la monture confortable, Et quatre choses font le malheur ; le mauvais voisin, la mauvaise femme, la mauvaise monture et la demeure étroite » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

D’après Thawban (rar), le Prophète (saw) dit : « Acquérez un cœur qui remercie, une langue évocatrice (qui évoque Allah (swt) et une épouse croyante qui vous assiste pour votre au-delà » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

La piété est l’élément principal dans le choix de l’épouse car elle est celle auprès de laquelle il doit trouver sa quiétude, elle est responsable de son foyer et la mère de ses enfants. C’est d’elle qu’ils prendront leur nature et caractéristiques. Si elle est exempte de cette qualité, le souhait de l’homme de fonder un foyer islamique est voué à l’échec. Par contre, si elle en est dotée, elle sera fidèle à son mari dans ses biens et son honneur. Elle sera pudique dans ses gestes et son langage et de compagnie agréable lui garantissant par-là son bonheur et la bonne éducation de ses enfants ? Il convient à toute personne douée de dignité de faire de la femme pieuse l’objet de sa recherche car la beauté des mœurs et la richesse de l’âme est plus durable que la beauté physique et la richesse de l’âme est prioritaire à la richesse matérielle.

2. La pudeur et la chasteté :

Qu’elle ait de la pudeur qui l’empêche d’exhiber ses charmes à des inconnus et qu’elle se couvre comme l’islam le lui a institué. D’après Ibn Abbas (rar) qui dit : « Un homme vint trouver le messager d’Allah et lui dit : « J’ai une femme qui j’aime passionnément mais qui ne repousse pas la main de celui qui la touche. Le Prophète dit : divorce-la. » L’homme dit alors : « Je ne peux m’en passer. » Il dit alors : « jouis-en » Authentique. Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Ibn Hajjar et Ibn Kathir.

Parmi les corollaires de cette pudeur il y a :

- Le fait de ne pas multiplier les sorties de la maison sans nécessité.
- Que la tenue vestimentaire soit conforme aux prescriptions de l’islam quand elle sort.
- On peut aussi citer le fait qu’elle marche d’une manière pondérée, baisse le regard et n’enjolive as sa voix lorsqu’elle s’adresse aux hommes.

3. Qu’elle soit affectueuse :

Elle entoure son mari d’amour et d’attention et s’empresse de lui obéir et de le satisfaire.
Le Prophète (saw) dit « Epousez la féconde, l’affectueuses, … » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

Il a été dit au Prophète (saw) : « Quelle est la meilleur des femmes ? » il répondit : celle qui le rend heureux lorsqu’il la regarde et lui obéit lorsqu’il ordonne et ne s’oppose pas à lui par elle-même ou son argent dans ce qu’il déteste. » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

De plus, celle qui est affectueuse envers son mari, le sera généralement encore plus vis-à-vis de ses enfants. Ce qui la poussera à s’occuper correctement de leur éducation.

4. Qu’elle puisse enfanter :

Tel qu’il est relaté dans le hadith précédemment cité : « Epousez la féconde, l’affectueuse… » Un des objectifs du mariage étant la procréation.

5. La beauté :

On en peut, en parlant de ce point qu’insister sur le fait que c’est un élément relatif, variant selon les appréciations de tout un chacun. Ce qui est dessiné, c’est que le musulman (homme ou femme) épouse une personne qui lui plaise et envers qui il ou elle a une certaine attirance car c’est ce qui va permettre à la personne d’assouvir pleinement ses envies dans le licite et donc préserver sa chasteté.

Plusieurs hadiths ont fait allusion à ce point. Parmi ceux-ci Abou Houraira (rar) dit : « J’étais chez le Prophète (saw) lorsqu’un homme vint le voir et l’informa qu’il avait épousé une femme des Ansars, le Messager d’Allah lui dit : « l’as-tu regardée ? » Il dit : « non ». Le prophète (saw) lui dit alors : « Vas et regarde la car il y a quelque chose dans les yeux des Ansars » Rapporté par Muslim.

Nous rappelons aux jeunes de ne pas se laisser vaincre pas leurs passions et de choisir le beauté aux dépens de la religion afin qu’ils n’aient pas à s’en mordre les doigts par la suite.

6. Celle dont la dote est légère :

La législation islamique a obligé le versement de la dot à la femme et pour exprimer le désir qu’à l’homme de l’épouser ? Elle a également poussé à ce que cette dot soit légère. Le Prophète (saw) dit : « La meilleure des dotes est la plus faciles » Authentique. Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Al Albani.

Il dit également : « Parmi ma bonne augure d’une femme ; la simplicité de la dot et la facilité qu’elle a à enfanter » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

Cela a également été enseigné pratiquement pas le Prophète (saw) lorsqu’on voit le montant des dots qu’il a donné à ses épouses ou pour laquelle il a marié sa fille Fatima (rara). On voit donc clairement que la sunna est de ne pas exagéré le montant de la dot et la plus légère est la meilleure.

Nous aimerions souligner finalement qu’il est permis au prétendant de regarder celle qu’il a l’intention de demander en mariage. Comme le précise beaucoup de hadith. D’après Jabir (rar), le Prophète (saw) dit : « Si un de vous demande une femme en mariage, s’il est capable de regarder ce qui le pousserait à l’épouser qu’il le fasse. « Jabir (rar) poursuit : « J’ai demandé la main d’une femme et je me cachais pour l’observer jusqu’à ce que j’ai vu ce qui me poussait à l’épouser, ce que je fis » Authentique. Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Al Albani.

D’après Al Moughira Ibn Shouba (ra) qui dit qu’il demanda une femme en mariage. Le Prophète (saw)lui dit : « Regardez-les car cela sera plus à même à ce que cela perdure entre vous » Authentique. Rapporté par At-Tirmidhi et authentifié par Al Albani.

Le Messager d’Allah (saw) dit aussi : « Si l’une de vous demande une femme en mariage, il n’y a pas de mal à e qu’il la regarde, s’il fait cela uniquement dans le but de la demander en mariage et ce même si elle ne le sait pas » Authentique. Rapporté par Ahmed et authentifié par Al Albani.

On retire de ces quelques hadiths ceci ;
- Il est recommandé que le prétendant observe la femme qu’il veut demander e, mariage afin qu’il prenne connaissance des caractéristiques de celle qui deviendra sa compagne et cela est plus propice à ce qu’il ait de l’affection et de l’amour entre eux.
- Il est mieux que cette observation se fasse avant de demander en mariage car si elle ne lui plaît pas il ne la demandera pas. Cela évite également de blesser ses sentiments et de la décevoir ce qui pourrait avoir lieu si elle ne lui plaisait une fois la demande en mariage faite.
- Il est permis à celui qui a l’intention de demander en mariage de regarder xe qui pourrait l’amener à épouser la femme en question.
- Il lui est permis de l’avertir et de lui annoncer qu’il aimerait la regarder et la voire, il lui est également permis de l’observer à son insu.
- S’il ne lui est pas possible – pour des circonstances qui l’en empêche – de regarder une femme, il lui est conseillé d’envoyer une femme en qui il a confiance, qui la regarde et la lui décrit.
- Le fait de pouvoir regarder celle qu’on voudrait demander en mariage n’autorise en aucun cas de s’isoler avec elle. Cette rencontre doit ce faire en présence de personnes qui lui sont interdites au mariage (Maharim)

# Posté le dimanche 22 février 2004 08:52